Ville de
St. Georges
sur Baulche

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E  Officiel 2017
 © Ville de St.Georges sur Baulche 

Culture Histoire et patrimoine

 

Saint-Georges au début du 20ème siècle

 

Imaginez... Saint Georges à la fin du 19eme siècle, les routes ne sont pas goudronnées bien sur, (il faudra attendre une trentaine d'années pour que la Grande Rue le soit) tout juste empierrées. La population se déplace qui à pied, qui en voiture à cheval, qui en bicyclette.


Mais depuis quelques années une invention, assurée d'un brillant avenir, fait parler d'elle. En quelques décennies, elle relèguera les paysages bucoliques de nos villages dans la mémoire des nostalgiques du "bon vieux temps" : l'automobile.


On ne sait si les deux premières automobiles qui circulèrent à Auxerre - l'une appartenant à Monsieur Rigollet, dentiste, et l'autre à Monsieur Restant, pionnier du sport à Auxerre - vinrent s'égarer dans notre commune. Néanmoins, il est sur que les habitants de Saint-Georges purent les contempler dans les rues de la ville voisine.


Cependant, l'événement fut certainement l'acquisition par Monsieur Leclerc de Fourolles, propriétaire du manoir des Cormiers, d'une Panhard 8HP, 4 cylindres de 1898. Les Baulchois purent le voir déambuler sur les routes poudreuses de la commune assis sur le siège arrière de cette quatre places, la conduite étant assurée par Jean Monique, son "mécanicien".


On peut supposer que le bruit inhabituel, la fumée et les odeurs de pétrole incommodèrent dans un premier temps les animaux du village attisant la colère de leurs propriétaires. Mais la mode était lancée et à la veille de la Grande Guerre on comptait déjà cinq automobiles et une moto (appartenant au curé) à Saint-Georges.


L'engouement pour ce genre de véhicules obligea même, en 1924, la municipalité à prendre des mesures énergiques en limitant la vitesse dans la commune à 25 km/h.

Et quoi de mieux pour conclure cette histoire qu'un extrait du poème de Fernand CLAS intitulé :

" D'nout' et a c't' heu' "
  • A c't' heu'e, on s'en va drêt d'vant soué,
  • Tout coumme des vrais imbéciles,
  • Sans savourer là vou' mi pourqué,
  • Dans des voitu's automobiles.
  • Pus on court, pus on est content ;
  • On bouscull' tout, on écrabouille,
  • Si on a pas thué un passant,
  • On croué qu'on est rentré berdouille.
Eric Vandenbossche
 
 

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